greffes de moelle osseuse

Le don de moelle osseuse



Qu'est ce qu'une greffe de moelle osseuse?

La greffe de moelle osseuse est actuellement une méthode thérapeutique reconnue, souvent efficace, permettant la guérison de graves maladies du sang.
La moelle osseuse est le lieu de fabrication des cellules du sang : globules rouges, globules blancs et plaquettes, toutes cellules indispensables à la vie.
Dans certaines circonstances, la moelle osseuse s'arrête de fonctionner (aplasie), parfois elle est envahie par un processus cancéreux (leucémies), parfois enfin, elle fonctionne mal à cause d'une malformation congénitale (déficits immunitaires congénitaux). Dans toutes ces maladies, une solution thérapeutique consiste à détruire la moelle anormale et à la remplacer par une moelle osseuse provenant d'un donneur sain et compatible : c'est la greffe de moelle osseuse.
CECI N'A RIEN A VOIR AVEC LA MOELLE EPINIERE.

La moelle osseuse est un organe indispensable à la survie puisqu'elle est responsable de la fabrication des éléments du sang et du système immunitaire : globules rouges dont la fonction est de transporter l'oxygène dans l'organisme - globules blancs qui défendent l'organisme contre les infections - plaquettes qui ont un rôle essentiel dans la lutte contre les hémorragies. Quand la moelle osseuse fonctionne mal, le malade est anémié, fatigué (il manque de globules rouges), il est infecté, fait de la fièvre (il ne se défend plus contre les microbes), il fait des hémorragies. La greffe de moelle consiste à injecter au malade par voie veineuse, comme une simple transfusion, une poche de moelle provenant du donneur.
Si la greffe de moelle osseuse est la plus facile à réaliser sur le plan chirurgical, c'est elle qui pose le plus de problèmes sur le plan immunologique. En effet, toute greffe rencontre un obstacle majeur, le rejet par l'hôte de l'organe greffé. Dans le cadre de la greffe de moelle osseuse, l'introduction chez le receveur des cellules immunitaires de la moelle du donneur peut provoquer une destruction des cellules de l'hôte reconnues comme étrangères par les lymphocytes du donneur. Cette réaction, appelée réaction du greffon contre l'hôte (c'est la GVH), est encore aujourd'hui un obstacle majeur au succès complet des greffes de moelle.
Apres la greffe, le retour à l'état immunitaire normal est lent; la reconstitution des défenses con-tre les infections ne s'observe qu'au bout de plusieurs mois. Cet état de déficit immunitaire expli-que la fragilité de ces malades aux infections et les précautions qui doivent être prises pour les éviter.
Dans quels cas pratique-t-on ce type de greffe?

Les trois grandes indications sont :

* Les aplasies médullaires :

Maladie assez rare affectant les enfants ou les adultes jeunes, elle est caractérisée par un arrêt de fonctionnement de la moelle osseuse. Elle est due à une affection virale ou à une intoxication chimique. Elle est parfois congénitale. Les résultats obtenus sont bons puisque 70 à 80% des malades sont définitivement guéris.

* Les leucémies aigues ou chroniques :

C'est dans cette pathologie qu'on pratique le plus de greffes de moelle osseuse. Il existe différents types de leucémie. C'est le premier cancer de l'enfant. Dans les leucémies aiguës, l'indication de greffe de moelle varie en fonction des résultats de la chimiothérapie.
Le pourcentage de guérison est de l'ordre de 30% à 60% et peut atteindre 70% dans les cas de leucémies chroniques à évolution plus lente.

* Les maladies constitutionnelles :

Comme les déficits immunitaires sévères du nourrisson (" enfants-bulles ", protégés du milieu environnant normal car ne se défendant pas contre les microbes) et la thalassémie qui se rencon-tre très fréquemment en Asie et autour de la Méditerranée. Les résultats obtenus sont très encou-rageants: 60 à 70%.


La compatibilité : Le système HLA

La condition absolument nécessaire pour assurer le succès d'une greffe de moelle osseuse est la parfaite compatibilité entre le donneur et le receveur. De même qu'une transfusion de sang doit se faire en compatibilité dans le système ABO, de même, une greffe de moelle doit se faire en compatibilité dans le système tissulaire, ensemble très complexe appelé groupe HLA (Human Leukocyte Antigen). Chaque individu possède un groupe HLA, comme sa "carte d'identité tis-sulaire". Il existe des millions de groupes HLA différents.


Comment pratique-t-on le typage HLA?

Cet examen extrêmement simple pour le donneur volontaire correspond à une simple prise de sang. Le typage HLA est effectué par un laboratoire spécialisé rattaché à l'Etablissement Fran-çais du Sang (EFS) de la région. Ces résultats sont transmis à FRANCE GREFFE de MOELLE (FGM) où le volontaire est répertorié et enregistré dans le fichier français des donneurs volontaires de moelle osseuse (FFDVMO).


Comment prélève-t-on la moelle : 2 modes de prélèvement

Dans la moelle osseuse se trouvent les " cellules-mères " qui donnent naissance, par un proces-sus de division-différenciation, aux trois lignées de cellules sanguines que sont les globules rou-ges, blancs et les plaquettes. Ces cellules-mères sont appelées Cellules Souches Hématopoïétiques : les CSH. Dans une greffe de " moelle osseuse ", ce sont en fait ces CSH que l'on greffe. C'est pourquoi on parle de plus en plus souvent de " greffe de CSH ". La moelle (ou les CSH), une fois prélevée, est réinjectée au malade par voie intraveineuse comme une simple transfusion. Les CSH vont s'installer naturellement dans les os et se mettre à fabriquer des nouvelles cellules sanguines. Les CSH sont prélevées :

1/ Par ponction, sous anesthésie générale, dans l'os de la hanche. Le donneur volontaire est convoqué à un hôpital proche de son domicile. Il y subit les examens médicaux nécessaires avant toute anesthésie, une huitaine de jours avant la date fixée pour le prélèvement de la moelle os-seuse. La moelle osseuse, organe liquide, est prélevée par ponction à l'aiguille au niveau de l'os de la hanche, sous anesthésie générale. La moelle du donneur est reconstituée rapidement, en 48H en moyenne.
Le donneur est hospitalisé durant deux jours. Les frais d'hospitalisation, de déplacement, sont pris en charge par la Sécurité Sociale.
2/ Par cytaphérèse. En administrant un médicament au donneur, ses CSH vont sortir de sa moelle osseuse et passer dans le sang circulant " périphérique " (par opposition au compartiment " central " qu'est la moelle). On peut alors recueillir dans le sang veineux les CSH mobilisées que l'on appelle alors " Cellules Souches Périphériques ", les CSP. Le prélèvement par cytaphé-rèse, comme pour un don de plaquettes, immobilise le donneur pendant trois heures avec une tu-bulure dans la veine du bras. Elle ne nécessite pas d'anesthésie.
Ce type de prélèvement n'est pratiqué couramment, en France, que pour les dons intra-familiaux. Il tend cependant de plus en plus souvent à être proposé aux donneurs volontaires anonymes.
Où pratique-t-on les greffes de moelle?

La préparation et la réalisation d'une greffe de moelle osseuse représentent une série d'étapes complexes qui ne peuvent être réalisées que dans les centres hospitaliers pourvus de l'équipement nécessaire, conduits par des médecins hautement spécialisés.
Il existe actuellement environ 26 unités de ce type en France. Environ 200 greffes de moelle, à partir de donneur volontaire, sont réalisées chaque année.
Quelles règles doit observer le donneur?

Le donneur doit s'engager à pouvoir être contacté par FGM dans un mois, dans un an, dans cinq ans selon les besoins. Il doit respecter la règle de confidentialité et accepter de ne pas savoir à qui sa moelle est greffée.
Afin que le fichier puisse pleinement remplir son rôle et fonctionner de manière efficace, il doit être conscient de s'engager à répondre à un appel d'une importance capitale.
Le donneur indiquera donc à son Etablissement Français du Sang ou à FGM ou à l'Association Capucine ses changements de lieux de résidence chaque fois que ceci se produira.
Qui sont les donneurs?

Comme on l'a déjà indiqué, la condition absolue de succès d'une greffe de moelle est la compati-bilité tissulaire HLA du donneur avec le receveur. Les donneurs se recrutent principalement dans la fratrie car seuls les frères et s½urs sont assez fréquemment compatibles entre eux (30% des cas).
Le facteur de la compatibilité est le facteur HLA dont le typage, facile à réaliser, permet une classification des donneurs et des receveurs. Compte tenu de la raréfaction des familles nom-breuses et donc des chances pour le malade de trouver dans son entourage un donneur compatible, un fichier de donneurs volontaires de moelle osseuse a été constitué.
En effet, la compatibilité entre individus totalement étranger l'un à l'autre se rencontre en moyenne avec une fréquence d'environ 1 sur 1 million. La mise sur fichier de ces donneurs vo-lontaires et la possibilité d'y avoir recours apportent donc une solution à des malades qui n'ont pas de donneur familial. Ainsi, être donneur volontaire signifie être répertorié sur le fichier français et accepter de répondre à un appel au don de moelle le jour où un malade, quelque part dans le monde, et qu'on ne connaîtra jamais, possède le même groupe HLA que soi.
Le Fichier Français et les fichiers internationaux

Le FFDVMO est géré par FGM. Il regroupe aujourd'hui les coordonnées et les caractéristiques HLA de plus de 107 000 donneurs volontaires. Il existe des fichiers de donneurs volontaires dans la plupart des pays industrialisés. L'ensemble des fichiers du monde regroupe aujourd'hui plus de 7 millions de donneurs volontaires répertoriés.
Quand un malade est susceptible de bénéficier d'une greffe de moelle osseuse et qu'il n'a pas de donneur compatible parmi ses frères et s½urs, on interroge le FFDVMO pour voir si un volon-taire est compatible avec lui. Si ce n'est pas le cas, on peut interroger l'ensemble des fichiers in-ternationaux et augmenter ainsi la chance pour ce malade de lui trouver un donneur.
Ainsi un donneur français peut être contacté pour un malade étranger. De même, les patients français bénéficient largement de cette coopération internationale puisque, actuellement, 2 gref-fes avec donneur non apparenté sur 3 se font avec un greffon d'origine internationale.
Que doit-on faire pour être donneur volontaire?

Il faut être un adulte âgé de 18 à 50 ans, en bonne santé. Les contre-indications au don de moelle sont sensiblement les mêmes que celles au don de sang plus les contre-indications à une anesthésie générale. Quand on est inscrit sur le fichier, on y reste jusqu'à l'âge de 60 ans.


Les besoins urgents du fichier français

Le fichier français compte 107 000 donneurs, dont 59% de femmes et 41% d'hommes. L'âge moyen des donneurs est de 43 ans. Pour améliorer les résultats des greffes et donc venir plus efficacement au secours des malades, il est urgent de recruter plus d'hommes et de rajeunir la moyenne d'âge du fichier. C'est pourquoi une politique de santé publique a été mise sur pied par l'Etablissement français des Greffes, France Greffe de Moelle et l'Etablissement Français du Sang, en accord avec les associations, pour recruter préférentiellement:

* Des hommes, âgés de 18 à 40 ans,
* En bonne santé
* Prêts à donner leur moelle à un malade qu'ils ne connaîtront pas,
* Résolus à être donneur volontaire "AUJOURD'HUI, DEMAIN ET APRES DEMAIN", c'est à dire s'engageant à fournir à FRANCE GREFFE de MOELLE ou à
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# Posté le dimanche 12 novembre 2006 10:24

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 12:26

DONS DU SANG 3

Donner son sang ne présente aucun risque si on est en bonne santé.

Lors de l'entretien médical, le médecin aura éliminé tous les risques pour le Donneur, comme une hypertension, une hypotension, une maladie de coeur, une épilepsie.....

Les deux questions que se posent beaucoup de personnes n'ayant jamais donné leur sang sont :

RISQUE-T-ON D'ÊTRE CONTAMINE EN DONNANT SON SANG ?

En aucun cas : le matériel est stérile et à usage unique. Il est détruit après chaque utilisation. Cela, élimine tout risque de contamination au cours du prélèvement de sang.

EST-CE QUE CA FAIT MAL ?

Pas plus qu'un vaccin, qu'une prise de sang ! Bien moins qu'un tatouage ou qu'un piercing !
Cela fait beaucoup moins mal que :- de se tordre la cheville - de se planter une écharde - de jouer avec son chaton - d'avoir le pied écrasé par le voisin dans le métro - de se casser un ongle- de jouer au rugby - d'avaler son café trop chaud- et j'en passe !

En fait, tout est dans la tête. Débranchez votre imagination ! la piqûre ne dure qu'une seconde.
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# Posté le dimanche 12 novembre 2006 11:01

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 12:26

DON DU SANG

DON DU SANG
Pour donner son sang;

Conditions d'âge

A partir de 18 ans et jusque 60 ou 65 ans selon les types de don.

Un premier don de sang ne peut se faire après 60 ans. Mais si l'on est un donneur régulier, on peut donner son sang jusqu'à le veille de son 66ème anniversaire. Pourquoi s'arrêter à cet âge ? C'est une question de tuyauterie ! Les artères sont moins souples et ont plus de mal à s'adapter après la prise de sang.

Conditions de santé

Pour donner son sang, il faut être en bonne santé. Le médecin de collecte a pour mission de veiller à ce que le don soit fait en totale sécurité pour le donneur, et qu'il n'entraîne par la suite aucun risque infectieux ou immunologique pour le receveur.

LA SECURITE DU DONNEUR

Le médecin vérifie l'aptitude au don de sang, de plaquettes ou de plasma du candidat au Don : notamment la bonne santé du coeur et des vaisseaux, l'absence de troubles du rythme, d'insuffisance coronarienne




Dons de plasma ou de plaquettes

(PLASMAPHERESE OU CYTAPHERESE)

Ces dons nécessitent l'utilisation d'une machine automatique appelée séparateur. Au cours du prélèvement, le sang est séparé en ses différents éléments. Selon le type de don, les plaquettes, le plasma sont recueillis dans une poche les autres éléments sont restitués au donneur. Le don de plasma dure environ trois quarts d'heure. Le don de plaquettes dure environ deux heures. Une activité professionelle peut être reprise après le don.

Attention! pour faire ce type de don, depuis l'automne 2005, il ne faut jamais avoir fait de crise d'asthme ou de crise sévère d'allergie dans votre vie.

2 TYPES DE DONS DE PLASMA:
LE PLASMA FRAIS CONGELE

LE PLASMA FRACTIONNE

Poches destinées à être transfusées

Obtenues par plasmaphérèse, congelées et sécurisées par un nouveau don après une quarantaine de 4 mois

Importance du groupe AB, donneur universel de plasma


Poches destinées à la préparation de médicaments dérivés du sang : facteurs de la coagulation, immunoglobulines, albumine

Obtenues à partir des dons de sang total ou par plasmaphérèse

Tous les groupes sanguins sont utiles.
Utilisées dans les déficits de la coagulation associées à un manque de volume de sang Fabrication de facteurs de la coagulation (hémophilie), d'immunoglobulines (lutte contre certaines maladies), albumine (stoppe la fuite du plasma vers d'autres tissus : grands brûlés)

DONS DE PLAQUETTES :

Les plaquettes sont des éléments cellulaires du sang qui servent à la coagulation. Dès qu'il y a une plaie qui saigne, elles viennent boucher le trou, et avec l'aide des facteurs de la coagulation (qui sont dans le plasma), elles stoppent l'hémorragie. On les transfuse dans les grandes hémorragies, quand l'organisme blessé a consommé toutes ses propres plaquettes. On les transfuse aussi chez les gens qui subissent des chimiothérapies lourdes pour cancer, car ces traitements peuvent aussi détruire les cellules sanguines. En transfusant des plaquettes à ces malades, on leur évite de faire de graves hémorragies.

Le don se fait comme un don de sang, mais il faut compter 2 heures environ pour un don de plaquettes (il y a plusieurs cycles entre vous et la machine qui filtre le sang, garde les plaquettes et vous rend tout le reste). Surtout il faut prendre RV, car vous serez branché à une machine réservée pour vous.

Autotransfusion

Elle se définit comme la transfusion à un individu de son propre sang. Le prélèvement est programmé : l'intervention chirurgicale est prévue à une date précise, la quantité de sang nécessaire est déterminée. Le prélèvement doit être débuté dans un délai qui tient compte de la durée de conservation des globules rouges. Les indications en sont les interventions avec risque de saignement important. La transfusion autologue se fait sur prescription du Médecin anesthésiste.

Dons de moelle osseuse

Le donneur après bilan médical et bilologique est inscrit dans un fichier national (voire international) de FRANCE GREFFE DE MOELLE. Il s'engage sur une longue période. Si un jour, ce donneur est trouvé compatible avec un malade qui a besoin (suite à une leucémie par exemple) de régénérer des cellules sanguines saines (faute de quoi, il meurt), le donneur est contacté pour une intervention chirurgicale de prélèvement de ses cellules souche



, d'hypertension sévère, de pathologie cardiaque, d'anémie, d'asthme ou d'allergie en cas de don de plasma ou de plaquettes. Dans le cas d'un don de plaquettes, on pratique au préalable une numération de plaquettes.

Le médecin veillera à éliminer tout risque de malaise à distance, lié à un poids trop faible (un minimum de 50 kg est nécessaire), une hypotension, une épilepsie même ancienne...Il s'assurera également que les activités post-don du donneur sont compatibles avec le don : éviter les travaux en hauteur, les travaux dangereux, la conduite automobile prolongée, le sport intensif etc... dans les quelques heures qui suivent le don.

Certains médicaments pour la tension, pour la dépression...peuvent être responsables d'un état d'hypotension après le don et donc d'un risque de malaise sérieux.

Il conseillera une bonne réhydratation pendant 24 h pour éviter les petits coups de barre.

LA SECURITE DU RECEVEUR

Le rôle du médecin de collecte est de prévenir les complications transfusionnelles pour le malade qui reçoit du sang.

Il doit donc s'assurer de l'absence de maladies infectieuses ou de maladies ou traitements responsables de réactions allergiques ou immunologiques potentielles :

Exemples de délais avant de pouvoir donner son sang :

- Maladie infectieuse banale : 8 jours après l'arrêt de la maladie ou l'arrêt du traitement.

- Gastroentérite ou infection sérieuse : délais pouvant aller de 10 jours à 2 mois selon la gravité.

- Mononucléose, toxoplasmose ou autres infections sévères ou prolongées : 1 an.

Soins dentaires, détartrage, ablation dentaire : ils entraînent souvent un passage de microbes dans le sang et peuvent nécessiter un délai allant de 3 à 10 jours.

- Une intervention chirurgicale, des examens exploratoires de type fibroscopie, un tatouage... sont des situations à risque, notamment d'hépatite C. On attendra 4 mois avant de donner son sang.

Les relations sexuelles : il est généralement convenu d'attendre 4 mois après une première relation sexuelle avec un nouveau partenaire ou un partenaire occasionnel, sauf si le préservatif n'a jamais été oublié ou déchiré. C'est le délai nécessaire pour s'assurer de la sécurité du sang et de la fiabilité des résultats de tests, par rapport aux risques infectieux particuliers liés aux relations sexuelles. Seront exclus du don de sang toute personne ayant plus d'1 partenaire sexuel, les risques infectieux étant multipliés d'autant.

- Les médicaments : certains médicaments sont compatibles avec le don de sang, d'autres non. Il faut donc signaler toute prise de médicaments. Par exemple, le délai d'attente après arrêt de Roaccutane (Acné), de Chibroproscar (Prostate), de Propétia ( repousse des cheveux), peut atteindre 1 mois.

-L'aspirine ou les anti-inflammatoires nécéssitent un délai d'une semaine pour un don de plaquettes, car ils agissent sur la coagulation.

Quel que soit le médicament, le médecin de collecte est seul garant de son innocuité : il faut donc toujours le signaler.

- Les vaccins : les vaccins vivants (ex : hépatite) nécessite un délai de 3 semaines, les autres un délai de quelques jours.

- Les allergies : on évitera les périodes de crises, car les cellules porteuses des réactions d'allergie sont stimulées et peuvent entraîner des risques pour le receveur. Par contre, quelqu'un sous traitement, qui n'a pas fait de crises depuis un moment, ne pose à priori pas de problèmes.

- Les voyages en zone de paludisme : on attendra 4 mois après le retour d'un pays où il existe un risque de paludisme, avant de donner son sang, même si on a pris un traitement contre le paludisme pendant le voyage.

NOUVEAU : toute personne ayant vécu au moins 3 mois d'affilée en Amérique du Sud, du Centre, y compris au Mexique, que ce soit récemment ou il y a très longtemps se verra ajourné au don de sang. En cause la Maladie de Chagas, qui ressemble au palu et peut se réveiller 30 ans après. On attend la fabrication d'un test de dépistage.

NOUVEAU : Depuis les étés 2003/2004 : on demande 1 mois d'attente au retour du Canada, des USA et du Mexique avant de donner son sang, à cause d'une épidémie du Virus du Nil Occidental qui se transmet par les oiseaux et les moustiques et donne des espèces de grosses grippes dont 1% sont très méchantes. En plus, elles sont transmissibles par transfusion.

Certaines maladies sont incompatibles avec le Don de sang : certaines maladies "immunologiques" à auto-anticorps, comme la thyroïdite de Hashimoto. Le psoriasis sévère, les cancers, mêmes guéris. Les maladies avec troubles de la coagulation. Le paludisme, même s'il s'agit d'une seule crise il y a longtemps. Les infections à répétition....Une transfusion même très ancienne du sang de quelqu'un d'autre.

Il existe des comportements ou des situations à risque incompatibles avec le Don de sang : . Le séjour cumulé d'au moins 1 an en Angleterre entre 1980 et 1996. Une mauvaise compréhension de la langue parlée par le médecin de collecte. Le multipartenariat ou le vagabondage sexuel. La vie avec un partenaire à risque. La toxicomanie intraveineuse ou sniffée, même ancienne.

Dans tous les cas, si on se pose des questions, il vaut mieux venir en parler au médecin de collecte : lui seul pourra vous répondre si, oui ou non, vous pouvez donner votre sang.

Vous pouvez également téléphoner à l'Etablissement Français du Sang de votre région.( Voir chapitre : où donner ?)

DON DE SANG

Il convient de toujours laisser au moins 2 mois entre chaque don.

- un homme : 5 fois par an jusqu'à 60 ans, puis 3 fois par an jusqu'à 65 ans.

- une femme : 3 fois par an jusqu'à 65 ans.

Pas de premier don après 60 ans.

DON DE PLAQUETTES

5 dons par an jusqu'à 60 ans. Toujours laisser au moins 2 mois entre chaque don.

Des dons de plaquettes peuvent s'intercaler avec d'autres dons à condition de respecter les délais entre chaque don.

DON DE PLASMA

20 dons par an jusqu'à 65 ans. Laisser au moins 15 jours entre chaque don.

# Posté le dimanche 12 novembre 2006 12:13

DON DU SANG 2

DON DU SANG 2
pourquoi FAIRE DON DE SON SANG ,

(voir les groupes sanguins en bas de page)

Le don du sang est essentiel : c'est un geste vital et nécessaire.

Les accidentés de la route, les patients souffrant de maladies graves (leucémies, cancers), les hémophiles, les nourrissons qui naissent avec un sang incompatible... sont directement concernés par le don du sang et souvent, leur vie en dépend.

A titre d'exemple, un accidenté de la route peut avoir besoin du sang de 10, 20, 30 personnes pour s'en sortir.

C'est parce que le sang ne peut pas être "fabriqué" artificiellement qu'il est irremplaçable.

Donner son sang est un geste généreux qui ne peut se faire qu'avant d'avoir soi-même un jour (qui sait ?) besoin de sang : si un jour vous êtes (ou vous avez été) transfusé avec le sang de quelqu'un d'autre), la législation française prévoit que vous ne puissiez plus donner votre sang, même si vous êtes en pleine santé.

Je sais, c'est râlant, mais vous n'y êtes pour rien, alors n'allez pas imaginer que tout d'un coup votre sang n'est plus bon. C'est une mesure de précaution par rapport à des maladies qu'on ne connaîtrait pas encore. Mais aussi, parce qu'on a étudié le fait que certains éléments, pas bien méchants au départ, pourraient devenir de plus en plus virulents en passant d'une personne à l'autre. On préfère donc casser la chaîne de transmission dès le premier maillon.

Les besoins
Chaque jour, 8000 dons de sang sont nécessaires en France

La France est autosuffisante. Malgré cela, il y a des régions où la pénurie est quasi constante : l'Ile de France, la région Lyonnaise et le Grand Sud.

En France, chaque année, trois millions de dons de sang sont nécessaires pour assurer la survie des malades et blessés auxquels il manque un composant sanguin.

La moyenne française de dons par rapport à la population est d'environ 4 %. Certaines régions font beaucoup mieux. D'autres moins bien. Par exemple, en Ile de France, ce chiffre est de 1,2%. Pas terrible ! Nos amis de province doivent aider !

Donner une fois c'est déjà beaucoup, mais cela ne suffit pas: le sang ne peut être conservé longtemps. Il est donc capital de rallier de nouveaux volontaires à la fois plus réguliers et plus nombreux.
Le sang sauve des vies

Aujourd'hui encore, le don du sang permet à la médecine moderne de soigner et sauver de nombreuses vies humaines.

Chaque année en France, environ 400 000 à 500 000 patients sont traités
grâce à la solidarité de plus de 1,6 millions de donneurs.

QU'EST-CE-QUE LE SANG ?

Il est composé à 55% d'un liquide, le plasma, dans lequel flottent des cellules diverses : - les globules rouges transportent l'oxygène des poumons aux tissus et captent le gaz carbonique qui est éliminé ensuite par les voies respiratoires, - les globules blancs défendent l'organisme contre les agressions des microbes, bactéries et virus. - les plaquettes empêchent le saignement en colmatant les lésions des vaisseaux. -

Le plasma contient des protéines diverses dont les immunoglobulines, l'albumine, les fractions coagulantes, Leur déficit entraîne une diminution des défenses immunitaires de l'organisme (immunoglobulines), une incapacité à retenir l'eau dans les vaisseaux (albumine) ou des anomalies de la coagulation sanguine (fractions coagulantes).

Le don du sang constitue la seule chance de soins des patients qui souffrent d'un déficit en composants sanguins consécutif à une maladie ou un accident, et dont l'issue peut être fatale, si un traitement substitutif n'est pas prodigué. - Un déficit en globules rouges conduit à l'arrêt cardio-respiratoire. -Un déficit en globules blancs conduit à des infections graves. -Une déficit en plaquettes conduit à des hémorragies difficilement jugulables. -Les protéines plasmatiques sont, elles aussi, indispensables à la vie.

LE SANG ARTIFICIEL EXISTE-T-IL?

Le sang a des constituants et des fonctions très complexes dont la plupart sont, à ce jour, irremplaçables. Néanmoins, la mise au point de procédés biotechnologiques permet la préparation de certains produits substitutifs spécifiques d'origine non-humaine tel que le "facteur VIII recombinant"pour traiter certains troubles de la coagulation. Mais plusieurs constituants, en particuliers cellulaires ne semblent pas concernés, même à long terme, par de telles préparations. Certes des transporteurs d'oxygène ont pu être mis au point, mais ils ne suffisent pas à remplacer les globules rouges dont les fonctions sont bien plus complexes et ne répondent qu'à des indications limitées.

LES GROUPES SANGUINS

Ce sont surtout les globules rouges qui en portent les marqueurs. Ceux-ci ont été classés selon différents systèmes dont les plus connus sont A-B-0 et Rhésus (appelé D au niveau international ). Dans la population française ils se répartissent selon le tableau suivant :

O Rh+ 35,7%, O Rh- 6,3%

A Rh+ 37,4%, A Rh- 6,6%

B Rh+ 8,5%, B Rh- 1,5%,

AB Rh+ 3,4%, AB Rh- 0,6%

Le groupe O Rh- est dit "Donneur universel", c'est à dire qu'il peut être donné à presque tout le monde sans entraîner d'accidents immunologiques majeurs. A ce titre, il est très recherché.

Il existe d'autres systèmes classant les groupes sanguins, de façon assez complexe. Ils sont le plus souvent signalés sur les cartes de groupe sanguins ou les cartes de donneurs de sang.(Systèmes Kell, Duffy, Kidd...)

Personnellement, je suis du groupe A+, tout ce qu'il y a de plus banal, mais ce n'est pas une raison de ne pas donner car c'est aussi le sang de beaucoup de malades.

QU'EST-CE QUE LA TRANSFUSION SANGUINE ?

Elle consiste à apporter sélectivement au patient, le constituant du sang qui lui manque, en évitant toute contamination virale, bactérienne ou parasitaire. Le respect absolu des règles de compatibilité entre donneur et receveur s'impose afin d'éviter les accidents immunologiques graves.
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# Posté le dimanche 12 novembre 2006 12:15

DONS DU SANG 4

DONS DU SANG 4
Les échantillons sanguins recueillis dans les tubes échantillons lors du prélèvement sont soumis à une série d'analyses et de tests de dépistage. On détermine alors le groupe sanguin qui permet d'établir la carte de donneur de sang qu'il est conseillé de porter constamment sur soi. En cas d'anomalie le donneur est personnellement et confidentiellement avisé par l'établissement de Transfusion Sanguine. En l'absence d'anomalie biologique le sang est utilisé après avoir été séparé en ses différents constituants. La distribution est faite aux divers centres de soins en fonction des besoins.

COMMENT ÉVITER LA CONTAMINATION DES RECEVEURS PAR LE VIRUS DU SIDA OU L'HEPATITE C ?

Pour éviter le risque de transmission du virus du sida ou de l'hépatite C au receveur, trois mesures préventives sont systématiquement pratiquées: - l'exclusion des personnes susceptibles d'avoir été exposées à des risques de contamination. Cette mesure pourra être prise par le médecin au cours de l'entretien fondé sur une relation de confiance avec le donneur. - le dépistage des virus pour chaque don de sang et l'exclusion de toute utilisation des prélèvements suspects. - l'inactivation virale des dérivés du plasma. Ce traitement permet d'éliminer les virus les plus dangereux connus à ce jour qui auraient pu échapper aux barrières d'exclusion précédentes.

QUE DEVIENT LE SANG ?

Dès son arrivée sur le plateau technique de préparation des produits sanguins, le sang est séparé en trois éléments : le plasma, les globules rouges, et les plaquettes.

Le plasma qui contient de nombreuses protéines comme l'albumine et les immunoglobulines, est surgelé : il a une durée de vie de 1 an.

Les globules rouges, qui apportent l'oxygène aux organes et aux muscles, sont conservés à 4 degrés : ils pourront être utilisés pendant 42 jours.

Les plaquettes qui traitent les hémorragies (ou le risque d'hémorragie chez des personnes ayant subies des chimiothérapies lourdes), très fragiles, ne vivent que 5 jours, à température ambiante, et sont constamment et doucement remuées.

Tous ces produits sanguins sont "déleucocytés", c'est à dire qu'on enlève un maximum de globules blancs et avec eux, un maximum de microbes et d'antigènes.

Les produits sanguins sont ensuite distribués dans les hôpitaux selon les besoins.
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# Posté le dimanche 12 novembre 2006 12:17

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 03:59